• L’étymologie

    Les mots sont comme des êtres vivants. Ils ont un début  (néologisme), une vie au sein d’une ou plusieurs langues, puis parfois une fin (archaïsme). Au fil du temps et au cours de l’histoire, un mot évolue sémantiquement. La science qui s’intéresse à l’histoire d’un mot s’appelle l’étymologie. 

     

     

     Qu’est ce que l’étymologie ?

    L’étymologie est une science qui relève de la linguistique et qui s’intéresse à l’étude de l'origine des mots et de leur évolution. Le terme étymologie provient du grec etumologia, composé de ἔτυμος, étumos (« vrai ») et de λόγος, lógos (« parole »), signifiant « le vrai sens d’un mot ».

    Pour l’écrivain français Roland Topor (1938-1997) l’« Étymologie : le casier judiciaire des mots. »

     

    Le rôle de l’étymologie

    L’étymologie est une science qui a plusieurs objectifs parmi lesquels il convient de citer :

    ü Suivre l’évolution sémantique d’un mot au cours de l’histoire depuis sont attestation dans un dictionnaire à nos jours ; 

    ü Etablir la relation entre un mot est son étymon. L’étymon est en quelque sorte l’ancêtre d’un mot ;

    ü Comprendre le sens de certains mots. Le mot français « rien » par exemple provient du latin « res » signifiant « quelque chose », un sens qui s’oppose diamétralement à celui que l’on connaît aujourd’hui. C’est grâce  à l’étymologie que l’on peut comprendre aujourd’hui l’expression  « trois fois rien » qui veut dire « peu ».  Dans ce restaurant, on mange pour trois fois rien, c’est-à-dire en versant peu d’argent.

     

     

    Qu’est-ce qu’un doublet ?

     

     

    En linguistique, un doublet ce sont deux mots provenant du même étymon, mais de sens différents et dont l'un est de formation populaire et l'autre de formation savante. Par exemple le verbe « écouter »  de formation populaire et « ausculter »  de formation savante. Les deux mots sont issus d’un seul étymon à savoir, le mot latin « auscultare ». On dit que « écouter » et  « ausculter » forment un doublet.

     

     Attention à l’étymologie populaire !

     

    L’étymologie populaire est un rapprochement que font les locuteurs d’une langue  entre un mot et son origine supposée, par analogie de forme ou de sens. L’étymologie populaire induit souvent un locuteur en erreur.

     

    L’origine de l’étymologie populaire

     

     

    Le phénomène de l’homonymie (ressemblance phonétique entre des éléments lexicaux), l’homophonie (ressemblance de prononciation de mots : vert, verre), l’homographie (des mots ayant la même orthographe mais qui n'ont pas le même sens : avocat, avocat) et l’attraction paronymique (Influence exercée par un mot sur l’un des ses paronymes. Par exemple jour ouvrable est compris chez certains le jour où l’on ouvre les magasins et les bureaux, alors qu’on réalité ouvrable provient de l’ancien verbe ouvrer, actuellement œuvrer).

     

    Exemples d’étymologie populaire

     

     

    • Ø    Pour de nombreux français, le mot « choucroute » provient de deux mots à savoir, « chou » et « croûte » alors qu’on réalité ce mot provient de l’allemand « sauerkraut ».
    • Ø    Pour de nombreux Algériens le nom de la ville de Constantine située au Nord-est de l’Algérie  provient du mot arabe (قصر التينة, château du figuier), pour d’autres il provient de l’arabe (قصر الطينة, château fait avec de l’argile). Alors qu’on réalité le mot Constantine est issu du nom de l’empereur romain Constantin Ier, le fondateur de cette ville.

     

    NB.: Les titres qui donnent une main renvoient à d'autres sites. Il faut tout simplement cliquer. 

     

    Zoubir YAHIAOUI

     

    Zoubir.yahiaoui04@gmail.com 

    L’étymologie

     

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  • La fable

    La fable est un récit de fiction, généralement  en vers,  qui se termine par une leçon de morale ou une réflexion critique.

    L’origine du mot fable

    Fable est formée à partir du mot latin "Fabula", lui-même est issu du verbe   " fari "  signifiant   "parler». Ce terme latin signifie tout d’abord "propos, paroles", avant de prendre  le sens de "histoire".

    L’origine de ce genre

    « D’origine très ancienne, la fable se développe dans toutes les cultures et se transmet d’abord oralement. Les premières fables proviennent de l’Orient avec le Panchatantra qui rassemble contes et fables de la péninsule indienne, et de l’Occident avec les œuvres du Grec Ésope. Réunies par le fabuliste romain Phèdre au 1 er siècle de notre ère, les fables d’Ésope inspirent les poètes du Moyen Âge. Au XVIIe siècle, Jean de La Fontaine adapte les fables d’Ésope et de Phèdre en cherchant tout autant à plaire qu’à instruire. Tous les auteurs qui ont succédé à La Fontaine l’ont plus ou moins imité. Aux XIXe et XXe siècles, le Livre de la jungle (1894-1895) de Rudyard Kipling ou la Ferme des animaux (1945) de George Orwell cultivent l’esprit de la fable. »

    Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

    Les caractéristiques de la fable

    • Les personnages sont généralement des animaux, mais parfois aussi des humains ;
    • Les noms des animaux portent une majuscule car en réalité ils font référence aux humains ;
    • Les animaux ont une symbolique : Le lion symbolise la force, le renard la ruse, tandis que l’agneau symbolise la naïveté ;
    • La fable se termine souvent par une leçon de morale, c’est le cas des fables Jean de la Fontaine. Toutefois la leçon de morale peut se manifester au début de la fable, c’est le cas notamment dans L'aveugle et le paralytique de Jean-Pierre Claris de FLORIAN ;
    • La fable est souvent en vers ;
    • La dualité du titre : La Cigale et la Fourmi, Le Corbeau et le Renard… ;
    • Changement de statut, c’est –à-dire le personnage qui possède la position dominante au début de la fable « tombe en disgrâce » et vice-versa.  Dans la fable Le Corbeau et le Renard, Le corbeau était en position de force (possède un fromage) puis à la fin c’est au tour du renard de prendre le dessus (c’est le goupil qui possède le fromage).   

    L’architecture textuelle de la fable

    « La structure traditionnelle de la fable est cependant presque toujours la même : énonciation d’une problématique (« La raison du plus fort est toujours la meilleure : », « le Loup et l’Agneau » de Jean de La Fontaine), le récit d’une action et enfin une conclusion soit directement ancrée dans le récit avec une apothéose finale et pertinente (« Le Loup l’emporte, et puis le mange, / Sans autre forme de procès », op. cit.), soit sous forme de moralité (« Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : / Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, / Tout petit prince a des ambassadeurs, / Tout marquis veut avoir des pages. », « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf » de Jean de La Fontaine). »

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    La fonction d’une fable

    • La fonction divertissante

    La fable est un récit divertissant dans la mesure où elle met en scène un mode plein d’animaux sur un fond comique.

    • La fonction instructive  

    La fable a une fonction instructive, éducative ou didactique  dans la mesure où elle vise à inculquer au lecteur une leçon de morale.

    • La fonction dénonciatrice

    Le fabuliste (l’auteur d’une fable) dénonce certains vices de la société via ses fables. C’est le cas par exemple de la paresse dans la fable La Fourmi et la Cigale de Jean de la Fontaine.

     

    NB: les titres qui donnent la main en bleu sont des titres qui renvoient à des vidéos sur YouTube. Cliquez pour visualiser ces vidéos en lien avec le thème traité, à savoir la Fable.

     

     

    Article réalisé par Zoubir Yahiaoui 

    La fable

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  • Le conte 

    Le conte est un récit d’aventures imaginaires qui mêle à la fois la vraisemblance ainsi que  le féerique et le merveilleux. Avant de rejoindre l’écrit, le conte est d’abord issu de la tradition orale. «   Le conte est un récit de fiction généralement assez bref. Le conte rapporte des aventures ou des événements imaginaires, parfois merveilleux. La vocation du conte est de distraire mais il peut en outre avoir une vertu pédagogique (c’est-à-dire transmettre un enseignement, un message). Il est parfois difficile de le distinguer de la nouvelle, qui est également une forme narrative brève. »

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    Origine du mot « conte »

    Le mot  « conte » provient du latin computare qui signifie «dénombrer », « raconter ».

     

     

     

    Les différents types de conte

    Le conte

    Source : http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/f1062.aspx 

     

    Les caractéristiques d’un conte

    1)    * Les personnages ont des surnoms ou sont désignés par leur fonction chasseur, bucheron ou par leur statut social roi, reine.

    2)    * Personnages sont parfois imaginaires : fées, sorcières, ogres, magiciens.

    3)    * Le dualisme : le bon conte le méchant.

    4)    * Vocabulaire mélioratif pour le héros (beau, gentil, courageux…)

    5)    * Vocabulaire péjoratif pour l’anti héros (laid, jaloux, méchant…)

    6)   *  Le cadre spatio-temporel n’est pas précis (forêt, pays lointain, il était une fois…)

    7)    * La présence du merveilleux (intervention de forces surnaturelles)  comme le miroir qui parle.    

     

    La structure d’un conte

    ·        La situation initiale : c’est le début d’un conte. Elle commence par des formules d’ouvertures comme : Il était une fois, jadis. On trouve généralement dans cette partie la chronotope (lieu et temps de l’histoire) ainsi que les personnages principaux. 

    ·        L’élément perturbateur ou modificateur : est l’évènement qui va perturber la sérénité des personnages et qui va mettre fin à la situation initiale. Certains mots comme un jour, soudain, tout à coup annonce le début des événements et l’élément perturbateur.

    ·        Les événements : c’est l’ensemble de péripéties qui font progresser le récit.

    ·        Le dénouement : c’est le moment ou le héros atteint ou échoue à atteindre son objet de quête.

     

    ·        La situation finale : c’est la fin des événements et le récit trouve son équilibre comme il était dans la situation initiale. Elle parfois précédée par des formules de clôture à l’instar de en fin, depuis ce jour là… 

     

     

    Le schéma narratif du conte Cendrillon

     

    Le conte

     

    Les personnages et leur rôle dans un récit : Le schéma actanciel

    Dans un récit il y a plusieurs personnages. Les uns aident le héros ou l'héroïne. Tandis que d'autres s'opposent à lui pour l'empêcher d'atteindre son but. Le schéma actanciel de Greimas est la parfaite illustration de la distribution de ses personnages.

    Dans un texte narratif on trouve :

    Le destinateur : est celui qui envoie le héro pour lui ramener quelque chose ;

    Le sujet : est le héro qui va à la recherche de la quête ;

    La quête : est l'objet recherché par le sujet ;

    L'adjuvant : est celui qui aide le héros dans sa quête :

    L'opposant : est celui qui s'oppose au héros dans sa quête ;

    Le destinataire : est le bénéficiaire du travail du héros.

     

    L'application de ce schéma à un texte 

    Exemple :

    • Un roi (émetteur) demande à son fils (héros) d'aller chercher un Élixir contre la mort (objet), et la lui remettre (l'émetteur est ici le destinataire). Pour atteindre son but, le héros devra se protéger du vent glacial et de la neige (opposants) dans une vielle chaumière (adjuvant), puis combattre un cerbère (opposant) qu'il tuera grâce à l'aide d'une épée magique (adjuvant) donnée par une fée (adjuvant).

     

    Le schéma actanciel

    Le conte

     

    Les temps qui dominent dans un conte

    L’imparfait de l’indicatif pour la description et la passé simple pour les actions. 

     

     

    Article réalisé parZoubir Yahiaoui

     

     

     

     

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